Acceptation

Et si l’ acceptation était le premier pas vers la liberté !

L’acceptation

Commençons par les définitions du verbe accepter.

Cela peut vouloir dire se soumettre, abandonner, baisser les bras sans plainte ni murmures, passivement.

Ou cela peut être aussi accueillir, recevoir, laisser être. Laissons de coté la première définition pour nous intéresser à la seconde.

En premier lieu, pour comprendre l’acceptation, il est nécessaire de différencier ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.

 

Ce qui dépend de nous

L’acceptation, c’est d’abord prendre en considération ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.

Nos pensées, nos idées, nos actes, nos émotions, nos désirs, nos goûts, nos aversions, nos perceptions des choses, des personnes et des évènements, nos jugements, nos tendances dépendent de nous.

Notre corps, les autres, le pouvoir, la richesse et la position sociale ne dépendent pas de nous. Nous pouvons les perdre à chaque instant. L’impermanence fait partie de notre humanité, la refuser c’est se condamner à souffrir.

Ne demande pas que ce qui arrive, arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.  Epictète.

 

Vouloir l’acceptation

L’acceptation est d’abord un acte conscient et courageux.

Je désire accepter. Cependant l’acceptation est comme le sommeil, on peut décider de s’endormir mais on ne saura jamais quand on s’endormira. Ainsi, on peut décider d’accepter ce qui nous arrive, mais on ne saura jamais quand on accèdera à cette acceptation.

Il est difficile d’accepter, car notre conditionnement et notre culture judéo-chrétienne nous poussent à résister à ce qui ne correspond pas à nos désirs. Nous voulons contrôler les évènements, notre vie. En conséquence, en résistant à ce qui nous arrive de désagréable, nous prolongeons l’expérience négative.

En effet, en donnant de l’importance à la réalisation de notre désir, nous développons une tension entre ce désir et la réalité. Nous dépensons alors énormément d’énergie pour modifier la réalité, sans qu’aucun résultat ne soit certain. Il est bien plus efficace de lâcher-prise lorsque l’on ressent des résistances. Néanmoins, cela implique qu’il y ait, après ce lâcher-prise une réflexion pour savoir comment agir.

 

L’action et l’acceptation

Bien sûr, il y a des choses inacceptables : la barbarie, la violence sur les enfants. Il est légitime de refuser la souffrance. Notre première réaction peut être le refus. Devant une terrible nouvelle, notre réaction peut ressembler à « Non ce n’est pas possible ! », on peut alors aller jusqu’à nier l’événement, le mettre dans un coin de sa mémoire, l’enfouir.

Il est pourtant nécessaire de dépasser ce stade pour réintégrer le courant de la vie; c’est grâce à l’acceptation que cela est possible.

L’acceptation, c’est affronter ce qui est. C’est dire « oui » à l’expérience de l’inacceptable et « non » à cette violence. En prenant conscience de la souffrance des autres et des sentiments de colère, de peur ou de compassion que nous éprouvons, nous les acceptons. Nous pouvons alors agir pour lutter contre l’inacceptable.

L’action fait partie de l’acceptation, car sinon cela ressemble à l’abandon et à la résignation.

Et vivre, ce n’est pas se résigner. Albert CAMUS

L’ouverture à chaque instant qui se présente, à chaque situation ou à chaque difficulté permet de nous investir totalement dans chaque action. A l’inverse en nous fermant ou en nous refermant nous créons une résistance et une tension. Nous dépensons beaucoup d’énergie en allant à l’encontre de ce qui est. Par exemple, j’ai prévu un pique-nique, le temps change et la pluie arrive. Je n’y peux rien ! Soit je résiste, je peste, je ressasse le négatif et je dépense de l’énergie pour rien. Soit j’accepte la situation et cherche d’autres solutions d’autres options. Je peux m’investir dans d’autres projets. Je reste dans la libre circulation, dans la fluidité, je ne m’arrête pas. J’agis !

 

L’acceptation c’est dire Oui

L’acceptation semble être simple car c’est simplement dire Oui à la vie, oui aux réussites et à l’idée de l’échec, oui aux soucis.

C’est le lâcher-prise avec du discernement et avec l’envie d’agir. C’est réfléchir, c’est répondre, c’est agir. Cela implique une estime de soi forte, une congruence, une implication réelle, ne faire qu’un corps / esprit. Voilà peut-être le premier pas à faire : habiter son corps.

À l’instant où l’esclave rejette l’ordre humiliant que lui donne son supérieur, il rejette l’état d’esclave lui-même. Albert Camus L’Homme révolté.

Et c’est aussi prendre du temps pour comprendre ce qu’il se passe. C’est se dire : « c’est cela, c’est comme ça et maintenant que vais-je faire ? »

L’acceptation et le Dirigeant

Conclusion

Les deux piliers de l’acceptation sont la confiance et la compassion. L’acceptation est la base d’une bonne estime de soi. En effet, elle permet de tolérer nos défauts, nos imperfections, de les regarder avec objectivité afin de pouvoir les modifier si cela est nécessaire.

Avoir suffisamment confiance pour se regarder soi-même, pour retourner à soi-même, pour s’accepter soi-même.

Bénéfices

L’acceptation nous permet de voir avec objectivité la réalité sans jugement, sans passion. Ainsi, nous pouvons agir avec sagesse. Lorsque nous lâchons prise, des solutions s’offrent naturellement à nous.

En résumé l’acceptation nous permet d’améliorer notre qualité de vie, notre bien-être émotionnel, et favorisera le changement personnel ou professionnel.

Témoignages

« Aujourd’hui je me suis libéré de mes dernières chaines, qui n’étaient pas extérieures mais intérieures, c’étaient mes opinions » Marc-Aurèle

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