Stress au travail

Le stress au travail dépend de l’écart entre ce qui est demandé au salarié dans le cadre professionnel et les ressources dont il dispose pour y répondre.

50% des travailleurs européens sont soumis au stress. Ce dernier est souvent mal compris, ignoré, voire encouragé : «on est plus efficace sous pression» entend-on souvent dire.

Lorsque le stress est récurent, voire itératif, il peut engendrer de l’anxiété, des violences, des maladies physiques ou mentales. Les conséquences de ce stress sont à prendre en compte, car il engendrera un coût supplémentaire pour l’entreprise. Augmentation du turnover, démotivation, absentéisme croissant, perte d’efficacité.

Risques psychosociaux

Les risques psychosociaux impactent la qualité du travail et le fonctionnement de l’entreprise.

Les situations qui engendrent des risques psychosociaux regroupent aux minima un de ces facteurs.

  • Situation de stress au travail, surcharge de travail, manque de clarté des objectifs, changements organisationnels, manque de soutien ou de reconnaissance
  • Violences perpétrées au sein de l’entreprise par des salariés. Conflit, harcèlement, brimade, tension
  • Violences externes perpétrées par des personnes ne faisant pas parti des salariés. Menaces, agressions, insultes.

En outre le stress est contagieux : plus le milieu professionnel est stressé, plus chaque salarié le sera. La sphère professionnelle n’est pas la seule touché, car toutes les personnes stressées rapportent leur stress à la maison; ce seront ensuite les conjoints et les enfants qui seront touchés.

Conséquences des risques psychosociaux

  • Épuisement professionnel
  • Troubles du sommeil
  • Désordres digestifs
  • Fatigue
  • Maladies cardiovasculaires
  • Troubles musculosquelettiques
  • Stress
  • Anxiété
  • Dépression
  • Suicide.

Selon le professeur David KHAYAT, nos émotions sont liées à l’apparition de maladies graves comme les cancers.

Je suis intimement convaincu qu’il existe un lien entre les émotions cellulaires, donc nos émotions, et le cancer. Pr David KHAYAT.

Les symptômes liés aux risques psychosociaux

  • Émotionnels : irritabilité, nervosité, tristesse,
  • Comportementaux : modification des comportements alimentaires, isolement,
  • Physiques : palpitation, sensation d’étouffer, sueurs, douleurs abdominales ou dorsales.

Ces maladies peuvent être les conséquences des risques psychosociaux, qui sont souvent imbriqués et interagissent entre eux. Par exemple, le stress peut favoriser l’apparition de comportements violents qui, à leur tour, provoqueront un stress croissant.

Prévention des risques psychosociaux

L’entreprise à l’obligation de protéger la santé mentale et physique de ses salariés. En effet, la réglementation, fixée dans la directive cadre 89 / 391/CEE, impose de tenir compte de ces risques psychosociaux de la même manière que des autres risques professionnels.

Bien être au travail

Le bien être au travail résulte d’une politique entrepreneuriale. Cette notion est plus large que celles de santé mentale et physique. Elle englobe un sentiment général de bien être, de satisfaction, d’épanouissement personnel avec, comme conséquence, des performances accrues et une fidélisation des salariés.

Le coût du stress au travail

Il touche 40 % des actifs et le coût du stress au travail est estimé en 2007 entre 2 et 3 milliards d’euros. La France serait le 3ième pays le plus touché par les dépressions engendrées par le stress au travail selon l’OMS.

75% à 85% des consultations médicales seraient liées au stress selon l’American Institute of Stress.

Quelques chiffres sur le stress au travail

  • 47 % des actifs déclarent manquer de temps
  • 31 % affirment cacher leurs émotions
  • 24 % craignent de perdre leur emploi
  • 50 % des infarctus sont dus au stress
  • 24 % se disent en situation d’hyper-stress

 

Pourquoi ressentons-nous le stress ?

Estime de soi

Nous ressentons du stress parce que nos ressources disponibles ne semblent pas adaptées aux exigences de nos misions. Ainsi une confiance en soi base ou fluctuante nous amènera à penser que nos ressources sont pauvres, que nous sommes incapables de réaliser telle tâche, que nous ne sommes pas à la hauteur. Cette mésestime de soi génère des peurs, du stress et de l’anxiété.

En revanche, une estime de soi forte et stable, donc une confiance en soi et un amour de soi, permettra de s’adapter plus facilement à toutes les situations, d’être dans le mouvement, dans la fluidité de la vie. En connaissant ses limites et en sachant s’affirmer, il est plus aisé de faire face à chaque situation. Parfois en disant non ou en recadrant son interlocuteur.

Acceptation.

L’acceptation est fondamentale dans la gestion du stress et dans la régulation des émotions.

Lutter contre des émotions ou des sentiments désagréables ne fait que les renforcer. La rumination, la colère, la rancœur se développent dans notre lutte incessante contre ce qui nous paraît désagréable. Plus nous luttons, plus nous pensons à ce qui nous résiste, plus cela nous est désagréable et plus nous luttons.

Une des solutions est de décider que ce qui nous était désagréable ne l’est plus. Quand nous sommes troublés, frustrés ou en colère, nous pouvons prendre conscience que ce ne sont que nos jugements et que, par conséquent, nous pouvons en changer.

« Il ne faut pas demander que les événements arrivent comme tu le veux, mais il faut les vouloir comme ils arrivent ; ainsi ta vie sera heureuse. » Epictète

C’est pourquoi, en accueillant ces émotions, nous leur permettons de se modifier et, parfois, de disparaître.

Bien sûr l’acceptation n’est pas aisée. Nous pouvons décider d’accepter ce qui est désagréable ; cependant nous ne sauront jamais quand nous l’accepterons. Selon la thérapie d’acceptation et d’engagement, l’acceptation est une des composantes de la flexibilité psychologique.

En acceptant une situation stressante nous en diminuons donc la charge émotionnelle.

Mais, avant de pouvoir accepter, il existe un prérequis : En avoir conscience. Nous pouvons y arriver grâce à l’attention et la pleine conscience, également appelée la pleine présence.

Les peurs

La peur nous fige, nous bloque, nous emprisonne.

Nous ne faisons pas la différence entre une peur réelle et une peur psychologique. Pour notre cerveau, action et imagination ont la même valeur.

La peur est une émotion qui prend toute la place et annihile les autres émotions ou sensations. Cela nous était encore très utile il y a quelques siècles, quand nous devions échapper à des bêtes sauvages. Cependant aujourd’hui, c’est plutôt un handicap dans la majorité des cas.

En outre, notre cerveau va chercher dans notre environnement tous ce qui pourrait être en lien avec notre peur dans le but de nous protéger.

La peur produit du stress.

C’est notre perception de la situation qui produit du stress et non pas la situation en elle-même.

Le stress, comme la peur, est inversement proportionnel à l’estime de soi. Par conséquent, plus votre confiance en vous est forte, moins vous subirez de stress, moins vous aurez de doutes et de peurs.

Il est important de différencier la réduction du stress et son élimination. Nous pouvons apprendre à mieux gérer le stress mais il peut revenir à la moindre occasion. C’est pourquoi la méditation, la relaxation, la pleine conscience et la cohérence cardiaque peuvent nous aider à gérer ce stress.

Pour l’éliminer, seule la confiance ou l’amour (au sens spirituel), peut y arriver en modifiant notre perception des situations.

Le stress au travail

En résumé

Le stress est un élément à prendre en compte dans la gestion des risques psychosociaux. Il est possible de réduire le stress ou de l’éliminer avec des méthodes simples, applicables à tous, rapidement. Une formation sur le stress au travail vous fournira tous les outils pour atteindre cet objectif.

Bénéfices

Bien gérer le stress au sein d’une entreprise est fondamental pour le bien-être des salariés, mais également pour le fonctionnement optimal de celle-ci. Moins de turn-over et d’absentéisme, des salariés plus motivés et plus efficaces, une entreprise compétitive avec des salariés heureux.

Témoignages

« Je suis plus calme, mon regard sur mon entreprise à changé. Je suis plus efficace. »

 
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